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Note : 7.5/10

Celui qu’on attendait

Fort du large succès du premier opus, Stallone rempile pour une seconde mission. Mais cette fois-ci il n’est plus derrière la caméra et le gros raté scénaristique de la première tentative fait place à une vraie réussite pleine de testostérone. Nouvel hommage au cinéma d’action des années 80, cet Expendables 2 fait la part belle à l’autodérision sans oublier d’être un film d’action à couper le souffle.

 

Nous étions restés sur un goût amer. Expendables ne respectait pas la promesse annoncée, notamment la faute à un script bâclé et grossier par moments, même s’il se révélait assez efficace dans les scènes de baston (encore heureux !). Restait une coquille bien vide.

Cette fois Stallone a su prendre du recul, ne se consacrer qu’au scénario (qu’il co-écrit) et laisser le soin à Simon West (Les ailes de l’enfer, Le flingueur…) de mettre en scène. Grand bien lui en a pris puisqu’en sortant d’Expendables 2, on a vraiment l’impression d’une générosité énorme prise en pleine face. On ne lésine ni sur les moyens (les scènes d’actions sont juste époustouflantes), ni sur le casting « rêve de gosse » pour les amateurs de VHS du golden age : Jean Claude Van Damme, Stallone, Schwarzy et Bruce Willis sont réunis ! Et à moindre mesure : Dolph Lundgren toujours là, Jet Li (très peu présent dans cette nouvelle aventure), Statham le successeur, mais surtout la participation hilarante de Chuck Norris qui redonne tout son sens à l’expression « autodérision ». Avec de tels noms, on ne peut que jubiler tant ces acteurs ont participé à créer une pléiade de mythes cinématographiques : du stakhanoviste au martyr superbe, du rêve hollywoodien au loup solitaire Norris devenu icône culte.

 

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La machine est désormais bien huilée. Les scènes d’action, comme le prologue par exemple, sont étirées à l’extrême et le récit ne souffle qu’entre celles-ci pour en révéler un peu plus sur chaque membre de l’équipe (excepté Crews et Couture qui ne sont vraiment là que pour leurs muscles…). Mais la véritable réussite de ce nouvel essai est bien à chercher du côté de l’humour, omniprésent. Les vannes fusent sans cesse et les bastons (à mains nues ou aux guns) totalement improbables régalent les rétines. Simon West reste assez précis dans sa mise en scène et l’action se révèle toujours lisible. Côté scénario, sans surprise toujours simpliste, il se résume à une vengeance pure et simple, dont on ne dévoilera rien pour garder les surprises intactes.

Si Stallone oriente clairement sa franchise sur l’actioner pur et dur, il fait le choix de ne pas creuser ses très nombreux acolytes pour laisser briller l’action. Parti pris diamétralement opposé donc à sa conclusion Rocky Balboa. Le choix est ici pleinement assumé et réussi, celui d’annoncer que même vieillissantes, nos idoles ne sont pas enterrées et en ont toujours dans le ventre. Les corps sont usés (même si Stallone semble ne pas vieillir beaucoup…Schwarzy, lui, a pris un bon coup de rouille….) mais les convictions demeurent. Nous ne sommes plus dans la résurrection mais presque dans la suite, ayant ici le mérite de confronter le film d’action à l’ancienne au cinéma moderne. Son seul salut était d’en rire, Stallone l’a bien compris et réalise le rêve de tout gamins né dans un vidéoclub des années 80 : réunir les héros aux côtés desquels il a grandi. Juste pour le fun, certes, mais quelle énergie !

Romain Dubois

 



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