Le grand retour d’une icône comme Kid Icarus ne pouvait pas passer inaperçu, surtout après sa mise en avant par Nintendo pendant un an. Véritable ambassadeur des capacités 3D de la 3DS avant sa sortie, Kid Icarus prouve aujourd’hui qu’il n’est pas qu’une simple démo technique mais une véritable bouffée d’air frais dans l’univers du shoot-em-up. Il ne pouvait en être autrement entre les mains du perfectionniste réalisateur de Super Mario Smash Brawl.
Ainsi Kid Icarus Uprising alterne les phases sur terre ferme où Pit, le héros, marche et les phases aériennes. Dans les deux cas, le but est d’esquiver les projectiles et ennemis et de détruire tout sur son passage. Bourrin sur le papier mais très fin dans l’absolu, puisque la maniabilité mélangeant tactile, croix directionnelle et gâchette demande une dextérité de tous les diables, ce que Nintendo nous aide à atteindre grâce au support plastique livré avec. Parlons-en de ce support : d’apparence très simple, il permet effectivement de beaucoup mieux prendre en main le jeu. Est-ce que cela rend le gameplay facile pour autant ? Non, car sa complexité peu instinctive se ressentira tout au long du jeu, même s’il reste parfaitement abordable. Néanmoins si on se moquait un peu de ce support au début, il apparaît vite comme indispensable.
Le scénario pourrait passer pour prétexte dans un jeu comme Kid Icarus... et pourtant. Signe que le jeu n’a pas été pris à la légère et que l’équipe derrière est investie à 2000%, l’histoire de Kid Icarus est surprenant de par sa complexité, sa fluidité, sa richesse et ses rebondissements. Ce que l’on prend comme un simple tutorial sonore au début du jeu se transforme véritablement en script rythmant les niveaux du jeu. On passera ici les détails, mais la première surprise, avant l’emballage et le contenu, est bien là et symptomatique du sérieux de l’entreprise. Pour peu, on dirait que l’histoire est aussi riche que celle d’un Zelda. Voilà, c’est dit. On vous laisse découvrir le reste.
Mais le plus important dans un shoot diront de nombreux joueurs, reste la mise en scène (ce à quoi nous répondrons “Einhänder” : les purs et durs comprendront). Et c’est effectivement là que Kid Icarus dépote le plus. A l’aide d’une caméra ultra dynamique, on parcourt des décors colorés enchanteurs pour la rétine lors des phases aériennes, d’autant que la 3D leur confère un relief bluffant. Ca tire dans tous les sens et il n’est parfois pas évident de savoir d’où , mais tout est fait pour insérer ce gameplay si particulier dans un univers motivant. Les scènes au sol sont également de très belle facture, mais rien n’atteint celles grisantes dans les airs.
Kid Icarus en a dans le ventre jusque dans sa durée de vie, paramétrable à outrance. En effet, entre chaque niveau, on nous propose de doser le défi qui suivra dans le niveau suivant : plus nous misons, plus ce sera dur, mais plus nous récolterons. Car miser et gagner nous permettra d’upgrader nos armes, décuplant encore une fois le plaisir de parcourir le jeu. Kid Icarus, shoot parfait ? Pas tout à fait. On reste toujours aussi partagé sur son gameplay, autant original qu’abordable, mais qui reste toujours un peu trop “bizarre” et peu naturel. Il est aussi difficile de suivre les très nombreux dialogues qui tissent l’histoire, et on zappera quelques éléments de toute évidence. Néanmoins l’expérience de jeu est tellement grisante, que l’on finit toujours par en redemander...
On aime
- Graphiquement splendide.
- Une réalisation de TRES haute volée.
- La mise en scène des scènes de shoot aérien.
- Le bestiaire, varié, offensif, intelligent.
- Durée de vie
- 3d relief merveilleuse
On aime moins
- Difficile (voire impossible) de suivre les sous-titres des dialogues.
- Les phases sur terre, un peu moins funs que le reste.
- Prise en main manquant de naturel.
KID ICARUS UPRISING - Editeur : Nintendo - Exclu 3DS - Sortie : 23 mars 2012
Floyd
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