Il n’y a pas que Capcom, SNK et Namco au royaume du jeu de baston : Arc System a su se forger une réputation bien solide au fil des années avec tout d’abord la saga Guilty Gear sur PS1, PS2, PSP et Wii et depuis deux ans celle de Blazblue sur PS3, X360, PSP, DS et 3DS. Non sans rappeler Capcom et ses énièmes variations sur Street Fighter, Arc System décline Blazblue dans un troisième épisode consistant plus en une mise à jour des précédents qu’un véritable nouveau chapitre. Oui mais les apports sont nombreux et confirment qu’il s’agit d’une valeur sûre.

Ce qui frappe instantanément dans Blazblue est son soin visuel. Les combattants en eux-mêmes, réalisés en 2D, sont d’une beauté inouïe, à commencer par leur chara-design fort là encore en identité et le soucis d’animation dont ils ont chacun fait l’objet. Les décors sont loin d’être en reste, mêlant 2D et 3D avec une maëstria technique confondante. On enrage presque de ne pas pouvoir balader la caméra pour visiter chacun d’entre eux, tant ils renvoient toujours à des éléments architecturaux caractéristiques de la culture japonaise, travaillés avec un goût esthétique indiscutable. Mais là n’est pas leur utilité, bien sûr. L’animation n’est pas en reste puisqu’elle propose une fluidité confondante et ne gênant jamais le gameplay. Pour imaginer le niveau de détail général, il est tel que même les zooms ne trahissent que très rarement les pixels composant les personnages.
Cette nouvelle version, Continuum Shift Extended, propose un total de 18 personnages, n’en rajoutant donc qu’un seul par rapport à la précédente, Relius, une alternative moins technique à Carl, combattant avec une sorte de poupée humaine lui obéissant et lançant des coups spéciaux. C’est là la seule limite de cette version, qui propose énormément mais sans doute pas assez pour convaincre celui qui est déjà passé en caisse sur la précédente. Les modifications chez les personnages sont rares et ce sont surtout les modes de jeu qui s’étoffent, via un tutoriel complet à outrance (on a rarement vu ça), un mode Unlimited Mars où on doit faire péter le score, un mode Story classique et efficace mais plombé par des dialogues neurasthéniques (que l’on peut zapper, ouf), et bien d’autres. On retrouvera surtout l’excellent mode en ligne, ultra fiable et proposant de nombreuses options dont la possibilité de s’entraîner en attendant un adversaire.
Blazblue Continuue Shift Extended erste dans le sillon laissé par ses prédécesseurs mais continue d’affirmer cette nouvelle série comme un indispensable en matière de jeu de baston. Ceux qui ne s’y sont jamais essayé ou qui se sont arrêté au premier épisode (Calamity Trigger) ne doivent pas hésiter une seule seconde. Les autres, ceux qui ont déjà Continuum Shift, sont en droit d’un peu plus hésiter : à eux de voir, en fonction de leur niveau d’adoration du jeu.
La version PS Vita :
Déjà traitée dans notre dossier sur les jeux du lancement de la console, la version PS Vita est tout simplement prodigieuse, ultra fidèle à la version sur consoles HD. On y retrouve tous les personnages, les mêmes graphismes formidables, la même palette de coups, la même maniabilité nerveuse (preuve que la console est adéquate aux jeux de baston) et tous les modes de jeu sans aucune exception. Un seul bémol : le niveau de détail visuel est tel qu’il mérite d’être apprécié sur grand écran plutôt que sur un petit, tout aussi magnifique soit le résultat sur la portable de Sony.
On aime :
Graphismes très beaux (character design, décors)
18 personnages aux styles uniques.
Animation parfaite
Gameplay au poil.
Toujours aussi unique, comme le sont Street Fighter, King of Fighters, Tekken ou Soulcalibur.
Tutoriel ultra méga complet.
De très nombreux modes de jeu.
Mode en ligne parfait.
On aime moins :
Pas vraiment nécessaire pour qui possède déjà Blazblue Continuum Shift.
Dialogues du mode “story” neurasthéniques.
BLAZBLUE CONTINUUM SHIFT EXTENDED - Testé sur PS3 et PS Vita - Editeur : Arc Systems - Sortie : 23 février 2012 - Disponible également sur X-Box 360.
Floyd
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