Bryce était encore un preux et noble chevalier il y a 500 ans. Mais Bryce a combattu le mauvais démon, qui l'a étalé et l'a puni d'un sortilège le condamnant à l'immortalité. On aurait pu croire qu'il existe pire comme punition. Et non, le Bryce que l'on retrouve au 21ème siècle n'est plus que l'ombre de lui-même : une loque mal rasée et complètement blasée. Employé par le gouvernement américain pour des missions paranormales (botter le cul à des démons), Bryce vit une routine quotidienne qui n'aura jamais de fin et y goûte avec cynisme. La possibilité qu'il a de se démembrer, volontairement ou non, ne l'amuse même plus.Car voilà la plus grande idée de NeverDead : certes le personnage que l'on incarne est immortel mais il se démembre à chaque coup reçu en contrepartie. Un bras par-ci, une jambe par-là : Bryce est très rapidement réduit à l'état d'une simple tête qui roule et se mange la mousse.
Au choix alors : ou l'on retrouve ses membres et on appuie sur "O" pour rouler et les ramasser, ou l'on a suffisamment de pouvoir de régénération en stock et on appuie sur "L3" pour recréer son corps intégral sur le champ. Mais le démembrement n'a pas que des désavantages. Outre la possibilité d'utiliser par exemple son bras comme arme un peu plus tard dans le jeu, être réduit à une simple tête permet dès le départ de se faufiler dans des tout petits passages pour aller ouvrir une trappe ou actionner un interrupteur de l'autre côté d'un mur ou d'une porte. Autre idée intéressante inclus par l'équipe du jeu : l'interaction très poussée avec les décors. Autrement dit : on peut fracasser les murs et autres constructions dans tous les sens et le moindre objet qui traîne peut bouger. De véritables stratégies s'ouvrent alors à nous, consistant notamment à faire s'effondrer des bouts de décors sur les ennemis pour s'en débarrasser au plus vite. Troisième concept sympathique : Bryce est presque tout le temps accompagné de son acolyte humaine, Arcadia, qui n’est évidemment pas immortelle et qu’il faut protéger.
Le reste du jeu est assez classique : Bryce est équipé d’armes à feu que l'on dirige indépendamment si elles sont deux, à la puissance de feu efficace mais pas autant que les coups de son immense épée, plus difficile à manier. Le bestiaire est varié et assez plaisant, les graphismes de qualité, avec notamment des effets de lumière illuminant de la plus belle manière les décors, et on relève même la qualité de la bande-son. NeverDead aurait donc tout pour être un jeu en grande partie déjà-vu mais sympathique car proposant de nouvelles idées ou en en combinant certaines de manière inédite.
Néanmoins, si sympathique qu'il soit, le jeu de Konami souffre d'une difficulté assez peu élevé et d'une redondance dans l'action assez prononcée. Les énigmes ne varient pas beaucoup et les combats finissent par un peu tous se ressembler.Entre deux grands jeux, il est toujours sympathique de se faire un Brutal Legend, un Sonic, un Bionic Commando ou un Alien VS Predator. Bref, on aime s'attarder sur des jeux moins ambitieux qu'un Final Fantasy mais, condition sine qua non, qui proposent tout de même quelques idées intéressantes. Malgré ses faiblesses, NeverDead rentre définitivement dans cette catégorie.
On aime
- L'ambiance, très sympa.
- L'humour.
- De bonnes idées, notamment le démembrement.
- L'interaction permanante avec les décors à détruire
- Graphiquement joli, surtout les lumières.
- La musique, réussie.
On aime moins
- Rapidement répétitif et lassant.
- Un peu trop facile.
- Les combats deviennent vite brouillons.
NEVERDEAD - Edité par Konami - Sortie : 3 Février 2012 - Testé sur PS3 - Disponible également sur X-Box 360.
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