
Sortie en blu-ray : le 15 juin 2011
Mitzi, une drag queen, est fatiguée de jouer dans les pubs et cabarets de Sydney, et accepte l'offre de jouer dans un casino à Alice Springs, au cœur de l'Australie. Il convainc ses deux amis et collègues de venir avec lui : Bernadette et Felicia. Ils partent ainsi dans un bus qu'ils rebaptisent "Priscilla, Folle du désert".
Note film : 








7/10
A l’instar de Muriel sorti la même année, Priscilla, folle du désert fut incontestablement l’une des révélations de 1994, en même temps que l’ambassadeur du cinéma australien qui faisait là une imposante percée à l’internationale. Pour un cours laps seulement. Car si nombre de comédiens du continent ont immigré en masse à Hollywood (au point de ne plus pouvoir les compter), on ne peut pas dire que le 7ème art australien s’exporte massivement hors de ses frontières. Malheureusement et même si des exceptions existent (le formidable Animal Kingdom distribué en avril dernier).
Quoiqu’il en soit le road-movie gay de Stephan Elliott (qui artistiquement ne se sera jamais vraiment remis du (trop grand ?) succès de son film) reste une date importante dans le giron de la comédie ouverte d’esprit, qui évoque sans tabous l’homosexualité et le travestissement, dans la joie et la bonne humeur, sans moralisme ni lourdeur militante. Très loin des clichés de l’époque (qui perdurent), Priscilla, folle du désert parle d’exclusion (la rencontre avec les aborigènes en dit beaucoup plus qu’un long discours) sans essayer de donner des leçons, préférant utiliser l’universalité du rire pour briser les barrières des préjugés.

Note blu-ray : 








6/10
On ne s’étonnera pas de ne pas constater un effort de restauration (MGM oblige), et donc de voir plusieurs griffures et points blancs apparaître sur un master à l’aspect légèrement poussiéreux. L’encodage AVC apporte certes un effet bénéfique à l’image (définition, contraste) mais le piqué n’est pas d’une précision folle, les couleurs auraient mérité d’être rehaussées et la compression mieux travaillée (présence de bruit vidéo). La bande son s’en tire un peu mieux avec une piste DTS HD Master Audio 5.1 pour la version originale qui malgré une clarté et une propreté d’écoute pouvait sans doute offrir une spatialisation plus soutenue, y compris lors des passages musicaux essentiellement portés sur les enceintes avant. La VF se contente d’un simple DTS forcément moins puissant.
L’éditeur a fait l’effort de reporter l’intégralité des bonus de l’édition dvd collector (commentaire audio du réalisateur, making-of, bêtisier, scènes coupées…). Une attention qui aurait pu jouer en la faveur de l’édition si les sous-titres français avaient fait le même chemin. Une bien curieuse et mauvaise habitude de la part de la MGM qu’on aimerait comprendre un jour.
Julien Munoz
Sortie en salles : 4 janvier 1995;Réalisé par Stephan Elliott; Avec Hugo Weaving, Guy Pearce, Terrence Stamp... Long-métrage australien; Durée : 1h44; Distributeur : Fox Pathé Europa
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