
Été 2010. Australie. Cinq amis partent en croisière pour des vacances de rêve. Mais lorsqu’ils font naufrage, le rêve vire au cauchemar : dans l’eau rôde une terrible menace…
Note film : 








6,5/10
Calme blanc
Ceux qui auront subi la vision d’Open Water– se seront sûrement sentis floué par la malhonnêteté de l’entreprise. Thriller aquatique censé être inspiré d’une histoire vraie, censé avoir été tourné avec de vrais requins et censé être la sensation de l’été 2004, le film ne donnait finalement qu’à voir un couple discutant dans la flotte pendant une heure et demie avec un mollet croqué en guise de climax. Le tout enregistré par une mise en scène dégueulasse (pardon, immersive). Bref, une pure arnaque !
A tous ceux-là, nous recommanderons de soigner leur déception avec ce The Reef d’Andrew Traucki (Black Water et son croco collant), reprenant le cahier des charge d’Open Water et dont le moindre des mérites est de tenir les promesses de son pitch (lui !) : après le naufrage de leur embarcation, cinq vacanciers perdus en pleine mer australienne se jettent à l’eau pour rejoindre la terre à la nage. Mais c’était sans compter sur la présence d’un grand squale blanc qui rôdait dans le coin et qui va prendre en chasse nos nageurs. Parfois le bonheur d’un cinéphile ne tient à rien, un requin, de la barbaque frétillante et le tour est joué.
Surtout qu’Andrew Traucki sait ménager un suspense dont on connaît déjà l’issue : passé une longue intro présentant des personnages pas forcément attachants mais ni trop cons ni trop exceptionnels (humains quoi), The Reef distille une tension palpable qui ne se relâche par instant que pour mieux vous saisir d’effroi quand surgit la vilaine bêbête affamée habilement introduite au milieu des comédiens. Entre le réalisme d’une situation cauchemardesque (les proies ne peuvent rien faire sinon prier pour ne pas être gobées) et la volonté d’en offrir pour son argent, le film trouve son équilibre. Si Les Dents de la mer nous ont fait craindre d’aller barboter à la plage, assurément The Reef nous fera passer l’envie de naviguer au milieu de nulle part.

Note blu-ray : 








7 ,5/10
Les étendues d’eaux à perte de vue et le ciel bleu azur composant la majorité du décor de The Reef, on pouvait légitimement se demander ce qu’il avait à gagner d’un pressage blu-ray. Tout puisque le master étincelant et la définition perçante permettent de profiter au maximum de la beauté de ce piège à ciel ouvert qu’est l’océan. Côté son, on ne sent pas en sécurité en compagnie d’un DTS Master Audio 5.1 (VO et VF) déployant une spatialisation sournoise.
En guise de dessert, l’interactivité remonte à la surface un making-of de presque une demie heure qui s’avère décevant au final car plus attaché à paraphraser le film et à commenter les conditions humides du tournage plutôt qu’à en révéler ses secrets. Avouons-le, ce qui nous intéressait le plus c’était de connaître la façon dont le réalisateur a intégré les images d’un véritable requin parmi des acteurs n’ayant bien évidemment pas été en contact avec l’animal. Et hormis la divulgation des circonstances ayant abouties à ce plan pris depuis la mâchoire du requin, ce reportage est plutôt avare en indiscrétion.
Julien Munoz
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