
Note : 








6,5/10
Un an à peine après l’excellent Very Bad Trip, Zach Galifianakis revient devant la caméra de Todd Philips dans une nouvelle comédie étonnante et parfois très drôle. Le duo formé avec Robert Downey Jr. manie efficacement l’humour noir sans tomber dans le mauvais goût. Un film qui gagne à être revu.
Peter Highman (Robert Downey Jr.) s’apprête à passer les cinq jours les plus longs de sa vie. Suite à un enchaînement de quiproquos invraisemblables, il va devoir rejoindre Atlanta et sa femme sur le point d’accoucher avec Ethan Tremblay (Zach Galifianakis), un acteur aussi raté que névrosé… Souvent surnommé à juste raison de Very Bad Trip 1.5, Date Limite utilise les mêmes ressorts comiques que son prestigieux prédécesseur, comme l’imprévisibilité de l’enchainement des actions, un humour "borderline" jouant avec la morale et les conventions, et des scènes plus absurdes les unes que les autres. L’ensemble est ici en revanche assez inégal, alternant des phases d’euphorie et des moments de relatif ennui, là où la monumentale gueule de bois de Vegas ne semblait jamais s’essouffler. La force du film résidera plus dans la symbiose du couple créé pour l’occasion par Todd Philips. Galifianakis et Robert Downey Jr. ont des allures de Pierre Richard et de Gérard Depardieu à l’époque de La Chèvre (1981), par l’incompatibilité de leur caractère et par leurs divergences aussi physiques que psychologiques. Leur présence suffit pour décontracter nos zygomatiques. Au final, Date Limite est un road trip efficace et frais, décidément loin de la date de péremption…

Note : 








8/10
Warner Bros nous propose une édition Blu-Ray très fournie. Côté son, la piste unique DTS HD Master Audio 5.1 n’a pas vraiment l’occasion de se mettre en valeur, tant les thèmes musicaux sont rares dans Date Limite. Quant à l’image, en dépit d’un léger grain, pas grand-chose à reprocher. En réalité, l’intérêt du Blu-Ray réside dans ses bonus. Entre les classiques scènes coupées et les bêtisiers, figure notamment la scène complète de Mon Oncle Charlie, que l’on aperçoit furtivement dans le film. Celle-ci est hilarante et met en valeur une série aujourd’hui au fond du trou suite aux errements à répétition de Charlie Sheen. Le bonus est complété par une compilation des questions absurdes posées par Ethan Tremblay tout au long du trajet en voiture, histoire de l’installer définitivement sur la chaise de votre prochain dîner de cons…
Victor Vogt
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